Mes chers amis,




Vous êtes l’avant-garde !

Cette avant-garde qui précède la reconquête.


Oh, j’entends déjà les ricanements de certains.

Regardez-les ! Combien sont-ils ? Et ils prétendent être l’avant-garde ?


Oui, précisément.

Comparons un peu.

Vous êtes pour cette 1ère édition de l’European Family Pride plus nombreux qu’il n’y avait de participants à la 1ère gay pride.

Et vous êtes presque aussi nombreux qu’il n’y avait de participants à la dernière gay pride de Bruxelles.

Je parle ici des véritables chiffres, pas de la propagande qu’on nous sert pour banaliser le phénomène homosexuel, avec la complicité des médias.





Ainsi, l’année dernière, se livrant à une surenchère dans le gonflement des chiffres, tel journal titrait « cinq mille personnes à la gay pride », tel autre parlait de 10.000 personnes, et tel autre encore, voulant sans doute offrir des gages de soumission au lobby rose, n’hésitait pas à parler de 17.000 personnes.


Or, pour avoir mené sur place une action de contestation, je puis affirmer que je n’ai pas vu plus de mille homosexuels défiler sur les boulevards ce jour-là.

Alors, avais-je eu la vue à ce point brouillée ? Etait-ce ma myopie qui m’avait joué un mauvais tour ?


La solution se trouvait à la lecture des articles de presse consacrés à cette gay pride.

Discrètement, on y laissait entrevoir le subterfuge : on avait comptabilisé tous les badauds présents sur les boulevards empruntés par cette gay pride. Et, comme cette gay pride se déroule un samedi après-midi sur les plus importants boulevards de Bruxelles, on avait pu ainsi grossir considérablement les chiffres.


Et bien, curieusement, je parie que dans la presse des prochains jours, on n’utilisera pas cette méthode pour nous quantifier mais, qu’au contraire on cherchera à nous minimiser.


Mais la vérité est là, elle a ses droits :

Il y a encore, n’en déplaise à certains, ici comme dans chacune de vos nations, plus de chrétiens que d’homosexuels !


Certes, ne nous voilons pas la face, le déclin moral n’a jamais été aussi présent, aussi palpable, aussi inquiétant.


Nous vivons dans une société qui se gargarise de ne plus pratiquer la peine de mort ni pour les criminels ni pour les violeurs mais qui organise à travers l’avortement la mise à mort quotidienne de milliers de petites victimes innocentes.


Nous vivons dans une société qui glorifie le droit à la différence mais qui, sur base d’un simple examen prénatal, condamne à mort chaque bébé victime de la moindre imperfection.


Nous vivons dans une société qui développe le loisir mais qui ambitionne d’euthanasier les improductifs.

Je vous cite Jacques Attali, ex-conseiller de Mitterrand et toujours introduit dans les cercles les plus influents. Dans son livre « L’avenir de la vie », Jacques Attali écrivait :

« Je crois que l’important dans la vie ne sera plus de travailler, mais d’être en situation de consommer, d’être un consommateur (…) Dès qu’il atteint 60-65 ans l’homme vit plus longtemps qu’il ne produit et il coûte cher à la société (…) L’euthanasie sera donc un des instruments essentiels de nos sociétés futures. »


Nous vivons dans une société qui prétend nier Dieu mais qui s’extasie devant des savants fous cherchant à créer de nouveaux êtres, que ce soit grâce au clonage ou au mélange de cellules humaines et animales.


Nous vivons dans une société qui prétend libérer l’individu de ses contraintes mais qui œuvre à la légalisation des drogues qui rendent esclaves tant de désœuvrés.


Nous vivons dans une société où l’on inverse les normes, où l’on livre l’institution du mariage à de grotesques parodies, où le droit à l’enfant revendiqué par une minorité sexuelle stérile prend le dessus sur l’importance pour l’enfant de disposer d’un père et d’une mère.


Or, tous ces fléaux, c’est au sein même de ces institutions européennes des pieds desquelles nous avons démarré cette manifestation qu’on les encourage.


C’est là désormais qu’on décide de l’essentiel de la politique familiale de nos nations.


C’est là que les tenants du capitalisme et du socialisme s’associent pour faire miroiter aux nouveaux adhérents à l’Union Européenne de scintillantes aides financières à condition de renoncer à leur bon sens et d’adapter leur législation nationale au plan mortifère concocté sous le drapeau étoilé de Bruxelles et de Strasbourg.


C’est là dans ces bureaux cossus que se trouve le lobby interparlementaire de la libéralisation des drogues où se cotoient des députés de gauche et de droite qui œuvrent à faciliter la propagation du cannabis dans les écoles de vos enfants.


C’est là encore, dans ce parlement européen, que l’on vient de voter il y a quelques jours à peine une résolution condamnant l’homophobie. Résolution liberticide qui vise non pas à protéger une minorité malmenée mais à interdire d’émettre encore la moindre critique vis-à-vis des revendications des khmers roses.

Une résolution qui vise explicitement à sanctionner les déclarations d’autorités religieuses ou d’hommes politiques non encore soumis au terrorisme intellectuel ambiant.


Et, face au refus de la Pologne et de la Roumanie de soumettre leur législation au diktat homosexuel, c’est le groupe socialiste de ce parlement européen qui vient de déclarer que l’Union Européenne « ne peut pas tolérer le non respect de ses valeurs fondamentales » et qui exige des sanctions sur base du Traité de Nice.


Ah, ils ne manquent pas de culot ces socialistes européens. Parler des valeurs fondamentales de l’Europe. Mais les valeurs fondamentales de l’Europe, ce sont celles, bien antérieures au Traité de Nice, qui reposent sur les racines chrétiennes de l’Europe et sur la loi naturelle communément admise.


Non seulement les socialistes européens nient ces racines chrétiennes de l’Europe et cette loi naturelle mais ils agissent comme des voyous rackettant les plus faibles en menaçant de sanctions financières et politiques les pays pauvres que sont la Pologne et la Roumanie.


Oui nous vivons une époque de grand déclin moral.

Et chaque jour nous apporte son lot de nouvelles folies.

Ici, en Belgique, c’est ainsi la ministre Arena qui fait distribuer dans les écoles francophones, dans les écoles primaires, à des enfants d’à peine 7 ans, une brochure vantant l’homosexualité et son existence à travers l’histoire. Et c’est ensuite son homologue flamand qui, avant-hier, annonce débloquer un million d’euros à un plan de banalisation de l’homosexualité auprès de la jeunesse flamande.


Dans une semaine, jour pour jour, ce sera la gay pride de Bruxelles et son cortège d’emplumés. Avec son lot de comportements qui, il y a peu encore, tombait sous le coup de la loi concernant la débauche sur la voie publique. J’exagère ? Mais non, je vous assure. Que ceux qui ont le cœur bien accroché aillent vérifier s’ils ne me croient pas. Chaque année on y voit, exemple parmi d’autres, un groupe d’homosexuels sado-masochistes défilant bardés de cuir et fouet à la main. Ce spectacle est-il normal à une heure et à un lieu où de paisibles citoyens ont l’habitude de se promener en famille accompagnés de leurs enfants ?


Est-il si difficile de faire admettre à ces gens un peu de retenue ?


Ce n’est plus leur vie privée lorsqu’ils imposent à tous les passants ce spectacle de mauvais goût.


Oui, nous vivons une époque de grand déclin moral où les règles collectives se sont effacées, où le seul guide est devenu l’intérêt personnel au détriment de l’intérêt général et du Bien commun. Après le politiquement correct et l’historiquement correct, c’est le moralement correct qui débarque avec ses notions répétées à tour de bras : droit à la différence, devoir de tolérance, transgression des traditions, relativité des conventions,…


Et pourtant.

Et pourtant vous êtes l’avant-garde.

Des hommes et des femmes lucides n’admettant ni la lâcheté ni la compromission.

Je fais ici un apparté pour vous rappeler la différence entre le compromis et la compromission.

Le compromis, c’est, par réalisme, savoir prendre le temps qu’il faut pour ramener nos idéaux au pouvoir.

La compromission, c’est, par opportunisme, par fatalisme, par résignation, par peur du qu’en-dira-t-on, sacrifier nos idéaux au gré des modes du temps présent.

Dieu vomit les tièdes, dit la Bible.


Vous êtes l’avant-garde d’un phénomène qui se constate en différents endroits.

Face au projet d’autoriser le mariage homosexuel, ce sont des centaines de milliers d’Espagnols qui sont descendus il y a quelques mois dans la rue dire leur opposition à ce bouleversement des normes.

Au Portugal, ce sont plusieurs milliers de personnes qui se sont rassemblées à Lisbonne pour clamer leur opposition à l’avortement.

A Paris, les marches pour la Vie de janvier d’octobre rassemblent chacune plusieurs milliers de personne.

Samedi prochain, c’est à Rome, que se tiendra le Family Day en opposition au projet de PACS à l’italienne. Cette manifestation, avec laquelle nous sommes jumelés, a reçu le soutien du Vatican et sera sans conteste un grand événement.

Et toujours le week-end prochain, se tiendra le Congrès International des Familles à Varsovie.


Oui, à l’Est comme au sud souffle un vent d’espoir

Et ce vent là est d’autant plus agréable qu’il soulève la jeunesse.


Car la famille est tout sauf une notion ringarde. Au contraire, elle reste un idéal élevé.


Les rétrogrades, ce n’est pas nous, qui maintenons à travers les siècles le modèle qui a fait ses preuves.

Les rétrogrades, ce sont ceux qui veulent en revenir au mode de vie sordide de la Rome païenne décadente.


Mes amis,


Tout commence demain.

L’Europe est riche de plusieurs centaines d’associations de défense des valeurs familiales. Jusqu’il y a peu, chacune travaillait dans son coin et éventuellement observait les associations les plus proches.

Aujourd’hui, des réseaux se mettent en place. Comme le fait l’adversaire, il s’agit pour nous d’apprendre à dépasser les frontières et à coordonner nos efforts.

Il nous faut définir des objectifs et faire pression ensemble pour les atteindre.


Lorsque vous rentrerez chez vous, dites-le bien autour de vous. Quelque chose a changé. Le tocsin sonne. Il nous faut nous préparer. Cela sera long. Cela demandera des efforts, des sacrifices. Certaines batailles seront rudes. Nous encaisserons des coups.


Mais dites-le autour de vous. Au-loin les trompettes résonnent.

Car l’Europe chrétienne est de retour !!!



Alain Escada

président de Belgique & Chrétienté

http://belgiqueetchretiente.hautetfort.com/

4 commentaires:

Gillibrand a dit…

Sorry we could not be there on Saturday.

More power to your elbow as the voice of the despised and threatened majority - members of normal families across Europe.

Ankou a dit…
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Ankou a dit…
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Ankou a dit…
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